Des congés payés au droit aux vacances pour toutes et tous
En 1936, partir en vacances n’était pas un droit. Pour l’immense majorité des travailleurs, l’été rimait encore avec travail. Seule une minorité bénéficiait de vacances rémunérées.
Après sept semaines de grève, les accords de Matignon sont signés dans la nuit du 7 au 8 juin 1936 entre le patronat et la CGT.
Le 20 juin 1936, une loi instaure 15 jours de congés payés pour tous les salariés
Une conquête sociale majeure qui transforme durablement la vie de millions de travailleurs et de leurs familles.
Pour rendre ce nouveau droit effectif et permettre au plus grand nombre d’en bénéficier, la CGT contribue au développement d’une offre d’hébergement accessible et de qualité, donnant naissance aux premières formes du tourisme social.
Les villages de vacances portent ainsi une conception des vacances fondée sur l’accès de toutes et tous au temps libre, à la découverte et à l’émancipation, en rupture avec une conception des vacances uniquement guidée par les logiques marchandes.
Depuis, les congés payés sont passés de 15 jours à 5 semaines.
Mais 90 ans après, avoir des congés ne signifie toujours pas forcément pouvoir partir en vacances. Les inégalités de revenus, le coût des transports et des hébergements ou encore les conditions de travail continuent de limiter l’accès aux vacances pour une partie de la population.
Alors que nous célébrons les 80 ans des comités d’entreprise, devenus aujourd’hui les CSE, leur rôle dans l’accès aux vacances et aux loisirs reste pleinement d’actualité.
Les CSE constituent un outil essentiel pour rendre ce droit effectif, notamment à travers les activités sociales et culturelles, en permettant aux salarié·es et à leurs familles d’accéder aux vacances, aux loisirs et à la culture. Ils contribuent ainsi à faire des vacances un véritable espace d’émancipation, de partage et de création de lien social, au-delà des seules possibilités financières de chacun. À ce titre, les CSE joue un rôle dans la pérennisation et le développement des villages de vacances, en contribuant à leur financement et en proposant aux salarié·es et à leurs familles des séjours accessibles.
Les vacances ne sont pas un luxe : elles participent au repos, à la santé, à l’émancipation, à la culture et au lien social.
Le temps libre est un droit qui doit être accessible à toutes et tous.
La question du temps libre pose également la question de la réduction du temps de travail. La semaine de quatre jours est-elle une avancée ?
Travailler quatre jours ne doit pas signifier travailler autant ou davantage en quatre jours : il faut travailler réellement moins. Après les 5 semaines actuelles, la conquête d’une 6e semaine de congés payés pourrait constituer une nouvelle étape de la réduction du temps de travail et du droit au temps libre.
À l’occasion des 90 ans des congés payés, et 80 ans des CE/ CSE la CGT organise un colloque ouvert à toutes et tous pour revenir sur cette conquête et réfléchir aux nouveaux droits à gagner.
Quatre tables rondes permettront de débattre :
- « De la conquête des congés payés à l’accès aux vacances pour toutes et tous »
- « Le droit aux vacances, un pilier de la citoyenneté sociale »
- « CE, CSE : 80 ans de démocratie sociale, et maintenant ? »
- « Quels défis pour les 20 prochaines années ? »
L’objectif est de rappeler les conquêtes portées par la CGT, le rôle essentiel des activités sociales et culturelles, des représentant·es du personnel et l’importance du tourisme social, mais surtout de préparer les conquêtes de demain.
📆 Rendez-vous le 1er octobre 2026 à la Bourse du travail de Montreuil pour une journée de rencontres, de réflexions et de débats autour d’une exposition.
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